Aksu, Kizil Kara, Korla

Aujourd’hui, sauf en première partie du parcours soumis aux vents de sable et aux terres hostiles, succèdent des oasis dont la splendeur  le dispute à celle des 236 grottes de Kizil dont 10 seulement sont ouvertes au public. Que dire de plus que ce que présentent les livres d’art ? Peu ! Rappelons simplement que ces grottes abritent de remarquables peintures, les plus anciennes datent du 4ème siècle. Qu’elles ont été soumises aux influences des écoles Gandhara (art bouddhique indo hellénistique), afghane, qiuci (contrée appartenant aux 30 royaumes) et enfin chinoise. Une grande partie de ces trésors a été pillée par archéologues et iconoclastes. Nos deux jeunes guides sont intarissables. Issues de la même université d'Urumqi, et dortoir précisent-elles, , elles ont signé un CDD d’un an en tant que guides sur le site. Comment leurs parents ont atterri ici ? A coups de propagande ou de manière forcée du temps des années de la révolution culturelle.
Aujourd’hui est aussi un grand soir car c’est la première fois qu’elles camperont et participeront à l’élaboration d’un repas en compagnie d’étrangers. Elles goûtent les apéritifs apportés par le groupe, mais préfèrent l’alcool local. Elles apprécient notre contact car de culture artistique, elles ont du mal à trouver des sujets de conversations avec les jeunes de la région et vivent mal cette situation. Les jeunes d’ici ? Ils s’intéressent principalement au karaoké, à comment gagner beaucoup d’argent, au stylisme de la dernière moto ou aux chanteurs en vogue. Qu’importe ! Elles chercheront à la fin de leur contrat un site et une région plus en adéquation avec leurs attentes.
Pour le lendemain, elles nous promettent une brillante conférence.
Parole tenue et mieux encore !