Lanzhou/Xian

Avec la visite de Binglingsi la boucle se referme. L’ensemble des 200 grottes sculptées de Binglingsi -Vème au XVIème siècles- donnent sur le Fleuve Jaune. Ces grottes nous ramènent au point de départ de notre voyage. Il n’est plus question de totale sinisation de l’art bouddhique mais de courtiser une fois encore l’art d’influence Gandhara. Observons à cette occasion les efforts spectaculaires consentis par les autorités chinoises pour mettre en valeur son patrimoine. Les musées poussent comme champignons. Modernes, ils recourent à tout l’arsenal des media pour mettre en valeur les pièces auxquelles jusqu’ici le public n’avait pas accès. Il s’agit de Lanzhou mais aussi et surtout de Xian. Dans cette cité, au-delà du célèbre site de l’armée en terre cuite et du musée d’histoire du Shaanxi il convient de retenir le site de Yanglin. Son musée recèle de purs chefs d’œuvre de figurines d’une hauteur de 30 à 50 centimètres, représentant guerriers, eunuques, danseurs, danseuses et musiciens du troisième empereur de la dynastie des Han de l'ouest. Ou encore ce nouvel espace sorti de nulle part dans la Pagode de la Petite Oie Sauvage. 

 

A Xian s’arrête aussi notre route de la soie. Il ne nous reste plus qu’à vivre notre aventure personnelle, refaire le voyage avec nous-mêmes pour vérifier la très belle formule de Jean Chesneaux dans « L’art du voyage » -Bayard Editions 1999 : « le voyageur cheminant en pays lointain chemine en compagnie de lui-même, il chemine en lui-même ».