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Voyager en Chine, ce n’est pas seulement découvrir les villes de la côte Est ou visiter le patrimoine architectural millénaire. C’est aussi découvrir des paysages grandioses, des ethnies, une production artisanale originale.

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Vous êtes un groupe d’amis, une association, un club, des passionnés de photo, vous voulez construire votre propre voyage en prenant des circuits qui vous intéressent dans un ou plusieurs de nos parcours ?

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L'esprit Chines Plurielles

L’association promeut les échanges culturels franco-chinois en organisant des voyages hors sentiers battus au plus près des habitants et de la nature.

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Jiayuguan/Danxia

L’extrémité ouest de la Grande Muraille de Chine bâtie sous la dynastie des Ming en 1372 avait pour objectif d’arrêter les invasions barbares et de protéger les caravaniers. Il s'agissait de contrôler l'accès à la vallée. Cet endroit est la tête d’un édifice  destiné à accueillir une garnison dont la structure s’est élargie de constructions rendues nécessaires pour la distraction des militaires.
Nous paressons sur le chemin de ronde et donnons un nom à chaque pierre. Surtout à celle, esseulée, posée sur un des remparts. La légende dit que l’architecte devait présenter un devis complet à l’empereur au risque d’avoir la tête tranchée si seulement une pierre de plus était comptée à la fin des travaux. Il restait justement celle-là. L’empereur voulut mettre sa menace à exécution, mais l’architecte dit « si l’on enlève cette pierre tout l’édifice s’écroulera »…
« Bon, Rose –nom prêté à notre guide Qiang par le groupe- on roule les fenêtres de quel côté aujourd’hui ? ». Pour nous donner plus de chance d’appréhender d’authentiques panoramas, nous remontons chaque jour un des côtés des fenêtres transparentes. Et cela est nécessaire car nous rejoignons aujourd’hui un site naturel exceptionnel : Danxia. Une véritable palette d’artiste, tellement les argiles plissées comme un soufflet d’accordéon font feu de toutes les couleurs. Rose  les décrit comme « une robe aux plis et couleurs provençales ». Profitons des libertés qui nous sont encore offertes car le site est en voie d'aménagement avec escaliers perchés sur les arrêtes. "Pour notre confort", peut-on lire sur sur une affiche…Ici, plus question de camper. Rose trouve un refuge chez l’habitant. Une manière supplémentaire de nous mettre en contact avec les populations.

Dunhuang/Jiayuguan

Nous avons abandonné notre camion-caravane depuis presque deux jours. Pour prendre le train qui nous emmène vers Jiayuguan où débute la Grande Muraille. Comme toujours ce sont en ces moments que nous apprécions les qualités de ce qui nous manque. Nous prenons rapidement conscience que le camion-caravane est un authentique outil de proximité. En toute liberté nous pouvons décider de la route à emprunter et nous affranchir des circuits obligés et des sites saturés de touristes. Décider de nous arrêter ici ou là pour une prise de photo, une rencontre avec les populations qui viennent à nous spontanément, faire une halte sur l’endroit même grâce à notre autonomie d’hébergement. Pour l’instant nous traversons dunes de sable, déserts de pierres, oasis où paissent des troupeaux. Endroits hostiles, pourtant envahis par des engins de travaux publics. Ici, aussi, la Chine est en marche : les terres de la province du Xinjiang contiennent d’importantes ressources en minerais. Notre train est d’un autre temps. Ce train mis à la disposition des salariés de la Compagnie de chemins de fer transporte néanmoins d’autres clients. La poussière passe par tous les interstices…et il y en a. La contrôleuse- agent de sécurité-restauratrice-personnel de service- nettoie et renettoie. Donne de la tête et des bras dans tous les sens. Lorsque nous lui demandons « mais vous êtes seule pour faire tout cela ?»Elle répond « mais c’est normal, c’est un train de service qui transporte les salariés»…Quand nous lui répondons « mais c’est le contraire qui devrait se passer ». Elle nous regarde éberluée. Il ne lui reste plus qu’à accompagner le départ de ces oiseaux de passage…

Turfan/Dunhuang

Après la visite des « Mille bouddhas » près de Turfan, nous poursuivons notre quête de meilleure connaissance de l’art bouddhique des Vème au XIXème siècle. Les grottes des « Mille bouddhas » forcent l’émotion et le recueillement. Malgré les dégradations naturelles et surtout iconoclastes dont elles ont été victimes, elles offrent encore des salles où se mêlent art brillant et peintures murales en continu. Chaque génération y aura ajouté son propre génie en s’enrichissant de celui des autres. Que ce soit ici, et plus encore à Dunhuang, c’est de diversité dont il faut parler. Comment pourrait-il en être autrement ? Ces grottes ont été creusées et peintes pour permettre aux moines d’atteindre la perfection dans la méditation et aux pèlerins, après de longs trajets entre déserts et hautes montagnes, d’y laisser place à leur ferveur. S’y sont donc croisés hommes et femmes de toute condition sociale, d’analphabètes à lettrés, originaires de toutes civilisations. Laissons le soin aux amateurs de consulter les nombreux ouvrages qui y sont consacrés. Arrêtons-nous un instant sur notre guide Zhang Shi Jun. Le personnage est exceptionnel. Francophone, talentueux, il nous fait partager son savoir avec des mots précis, passant du sens et de l’histoire des 30 grottes visitées aux techniques qui ont prévalu à leur réalisation. Précisant que leur taille dépendait des moyens du mécène qui, étant le plus souvent illettré s’en remettait au moine-savant pour choisir les thèmes exécutés par l’artiste retenu, aidé de son école. Bref, de ces personnages et de ces lieux -sans oublier les immenses dunes entourant l’hôtel dont la blancheur vient se poser au plafond de la chambre- qui font porter le regard, pleine face d’enfance, au-delà de nos terres.

Korla/Turfan

Les derniers contreforts de la montagne Tian Shan avancent à pas très lents pour enfin s’arrêter dans les sables du Taklamakan et nous ouvrir la route conduisant au désert de Gobi. Déserts de pierres et sables se conjuguent aux temps des oasis alimentées en eaux par le système millénaire des puits Karez. Trous forés à mains d’hommes et de femmes tous les dix mètres pour creuser des canaux souterrains conduisant l’eau en pente douce vers un grand réservoir d’irrigation. Officiellement, le réseau des puits Karez constitue l’une des trois grandes œuvres de Chine avec la Grande Muraille et le Grand Canal de Beijing à Hangzhou. Aujourd’hui, seulement deux cents puits sont en état de marche contre quatre cents il y a quelques années. La modernisation du système d’alimentation en eau ainsi que l’exode des jeunes en ont eu raison. La famille, qui nous a servi des plats orientaux abondamment enrichis de raisins secs dont la préparation est, elle aussi, de tradition millénaire, s’est désolée de ces départs tout en trouvant qu’il s’agissait d’une bonne chose, compte-tenu de la consanguinité existant dans les vallées ouïghours de cette région.
Cette terre est un espace de contrastes. Ici, les ruines de la citadelle Jiaohe fondée il y a plus de deux mille deux cents ans. Ruines où les couleurs valsent encore sur les pieds des bouddhas. Où l’homme tout à coup retourne son passé et le musée, là-bas, qui conserve les objets retrouvés et les met en valeur à renfort d’informatique ultra sophistiquée. Enfin, là-bas encore, sur ces charrettes, toutes ces femmes au marché, voilées, qui semblent tourner le dos à la modernité.

Aksu, Kizil Kara, Korla

Aujourd’hui, sauf en première partie du parcours soumis aux vents de sable et aux terres hostiles, succèdent des oasis dont la splendeur  le dispute à celle des 236 grottes de Kizil dont 10 seulement sont ouvertes au public. Que dire de plus que ce que présentent les livres d’art ? Peu ! Rappelons simplement que ces grottes abritent de remarquables peintures, les plus anciennes datent du 4ème siècle. Qu’elles ont été soumises aux influences des écoles Gandhara (art bouddhique indo hellénistique), afghane, qiuci (contrée appartenant aux 30 royaumes) et enfin chinoise. Une grande partie de ces trésors a été pillée par archéologues et iconoclastes. Nos deux jeunes guides sont intarissables. Issues de la même université d'Urumqi, et dortoir précisent-elles, , elles ont signé un CDD d’un an en tant que guides sur le site. Comment leurs parents ont atterri ici ? A coups de propagande ou de manière forcée du temps des années de la révolution culturelle.
Aujourd’hui est aussi un grand soir car c’est la première fois qu’elles camperont et participeront à l’élaboration d’un repas en compagnie d’étrangers. Elles goûtent les apéritifs apportés par le groupe, mais préfèrent l’alcool local. Elles apprécient notre contact car de culture artistique, elles ont du mal à trouver des sujets de conversations avec les jeunes de la région et vivent mal cette situation. Les jeunes d’ici ? Ils s’intéressent principalement au karaoké, à comment gagner beaucoup d’argent, au stylisme de la dernière moto ou aux chanteurs en vogue. Qu’importe ! Elles chercheront à la fin de leur contrat un site et une région plus en adéquation avec leurs attentes.
Pour le lendemain, elles nous promettent une brillante conférence.
Parole tenue et mieux encore !

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